hypertension artérielle : ce que mon corps veut me dire.

J’ai choisi d’écrire cet article parce que je ne suis pas juste kinésiologue. Je suis aussi concernée personnellement par l’hypertension artérielle.

Hypertension artérielle : quand le corps parle sous pression
Longtemps silencieuse, elle agit comme un signal d’alerte du corps… encore faut-il savoir l’écouter. Et si on prenait un moment pour entendre ce que notre corps essaie de nous dire à travers cette « montée de tension » ?

En France (OMS), 17 millions de personnes souffrent d’hypertension artérielle (HTA) et 1,6 million de Français débute un traitement chaque année. L’hypertension est maîtrisée chez environ un adulte sur 5 (21 %).

C’est quoi, l’hypertension artérielle ?
C’est une pression trop élevée dans les artères, de façon durable. Pour faire simple, c’est un peu comme si le système de canalisation interne fonctionnait constamment « en surpression ». L’effort demandé au cœur est plus important, les artères vieillissent plus vite, et certains organes (cerveau, reins, yeux…) peuvent s’abîmer en silence.

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On parle d’HTA quand la pression est supérieure à 140/90 mmHg, à plusieurs reprises, en dehors d’un contexte ponctuel de stress, d’effort ou de café corsé.

Hypertension : moi ? Sérieux ?

Je suis kinésiologue et infirmière, je bosse depuis plus de 27 ans dans la santé… et pourtant : quand l’hypertension artérielle a toqué à ma porte, elle m’a prise un peu par surprise.

Enfin… surprise, pas tant que ça. Disons que je la sentais rôder depuis un moment dans mon arbre généalogique. Les femmes de la branche maternelle sont de grandes fans de tension élevée (et non, ce n’est pas pour plus de suspens dans la vie). Bref, l’héritage était là, planqué sous les gènes et les schémas familiaux, accompagné de quelques émotions mal digérées qui faisaient leur petit feu d’artifice en sourdine.

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Il y a un an, le diagnostic est tombé. Moi, trop jeune (si, si, je vous assure), me voilà avec un traitement chronique pour de l’hypertension. Autant dire que j’ai eu un petit moment de sidération : j’ai râlé, j’ai levé les yeux au ciel, j’ai pensé que c’était une erreur de brassard… Et j’ai failli ne pas pouvoir embarquer pour un voyage aux Antilles à cause d’une tension bien trop pressée de s’envoler avant moi… Finalement, j’ai pu partir. Et j’ai respiré plus fort que jamais sur le sable chaud et apprécié les jus de goyave, ananas, noix de coco.

Mais bon… savoir, c’est une chose. Passer du savoir au traitement chronique, c’est un autre délire.

Franchement, j’ai eu un vrai petit moment de deuil : cette sensation étrange d’être trop jeune pour déjà être sous traitement… et en même temps assez lucide pour ne pas jouer à la roulette russe avec ma santé.

Un suivi médical, parce que c’est non négociable

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Le traitement est en place, le suivi médical avec mon généraliste et un cardiologue aussi.

Pas simple au début : l’égo et la tête qui disent « mais t’es jeune et active ! »… mais le cœur, lui, a besoin d’aide.
Je suis accompagnée par une diététicienne pour perdre du poids (là aussi, on respire un bon coup et on fait preuve de patience…).

Pourquoi c’est important ? Parce que le traitement ne sert à rien s’il est pris à moitié. Et que le but, c’est éviter des accidents, pas juste avoir des chiffres corrects sur une feuille. Bref : suivi médical sérieux, c’est la base.

Mais même avec tout ce bel arsenal, j’ai vite senti que je devais faire ma part autrement. Parce que prendre des comprimés ne suffit pas à calmer le volcan intérieur.
Et si j’ai bien une alliée inattendue dans ce parcours, c’est la kinésiologie. Parce que oui, même quand on est praticienne, on a besoin d’un coup de pouce. La kinésiologie m’offre un espace de décompression. On ne mesure pas la tension, on va chercher ce qui la nourrit en sourdine.

Apprendre à composer avec... et à écouter son corps autrement.

Le plus étonnant, dans cette aventure avec l’hypertension, c’est qu’elle m’a poussée à faire le tri. Pas seulement dans mon assiette ou ma pharmacie. Mais surtout dans ma tête.

Le mental au galop :

On sous-estime la charge mentale que génère un diagnostic chronique. Surtout quand on s’est toujours vue comme “jeune et en forme” (et qu’on a l’audace de continuer à y croire malgré les prescriptions).

La kinésiologie m’aide à sortir du pilote automatique, à ralentir les pensées qui tournent en boucle et à identifier ce qui nourrit mes tensions… sans que je m’en rende compte. J’ai compris que mon corps criait souvent ce que je taisais. Et mes artères ? Elles étaient juste les messagères. Grinçantes, certes.

Les émotions refoulées, ça fait péter les plombs artériels :

Colère rentrée, injustice digérée de travers, envie de contrôle… autant de petites bombes internes. En séance, j’ai pu revisiter certains événements de vie, mais aussi des loyautés inconscientes. Et là, surprise : toutes les femmes hypertendues de la lignée maternelle s’invitent dans le tableau. Je dis bien toutes.

Grâce au test musculaire, mon corps m’amène là où je ne pensais pas aller seule. Parfois, c’est bluffant. Souvent, c’est confrontant. Mais à chaque fois, je ressors plus alignée, avec un mental apaisé, et une énergie moins en résistance.

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Et ce n’est pas magique. C’est progressif. Parce que quand on vit depuis longtemps en pression intérieure, on ne lâche pas tout d’un coup. Il faut du temps, de la conscience, de l’aide… et un bon coup de pied symbolique au mental, parfois.

Les séances m’aident à calmer le mental, à poser les émotions qui font grimper la tension plus vite qu’un escalator, et surtout à entendre ce que mon corps cherche à dire. Car non, l’HTA ne débarque pas juste pour « embêter » ; elle a un message à faire passer.

Et si tout ça venait de plus loin ?
Le décodage biologique m’a permis d’explorer le sens symbolique de l’HTA : conflits internes, pression familiale, injonctions silencieuses à performer ou à « tenir le choc » … Et là, surprise : je me suis reconnue dans plein de ces dynamiques !


Mais passer à l’action, c’est une autre paire de manches. Parce que quand on touche au transgénérationnel, à ce qu’on porte pour les autres, ça pique. Il n’est pas exclu d’ailleurs qu’une bonne constellation familiale vienne bientôt secouer tout ça façon puzzle – en mode : « tiens, voilà pourquoi arrière-grand-mère, grand-mère, mère et moi, on bat des records de tension sans bouger de notre chaise ». (On en reparlera quand j’aurai osé poser les figurines sur le tapis…) … Qui sait, peut-être qu’en visualisant les aïeules et moi sur le même axe, je pourrai enfin déposer une partie de ce qui ne m’appartient pas. Ou au minimum, m’offrir une scène intérieure où je peux sortir du rôle de « super régulatrice de tension familiale ». (Personne n’a demandé ça, et pourtant je m’y suis mise avec zèle !)

L’hypertension, serais-ce comme un feu qui cherche une sortie mais qui s’étouffe ?

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Si tu vis avec de l’HTA, tu sais que ce n’est pas qu’un problème médical. C’est aussi une charge mentale, émotionnelle, physique. Tu as peut-être besoin, comme moi, d’un coup de main pour souffler.

L’hypertension, c’est plus qu’un chiffre sur un tensiomètre. En symbolique kinésiologique, c’est souvent l’énergie qui reste coincée dans les artères — comme un feu qui cherche une sortie mais qui s’étouffe. C’est un peu comme quand on garde un secret, une émotion, un « non-dit » bien ancré, qui finit par peser lourd.

Pour moi, ce message là résonne particulièrement. Depuis l’enfance, j’ai souvent ressenti cette injonction silencieuse : “Je dois obéir” — faire ce qu’on attendait, sans trop questionner, sans trop montrer mes besoins. Et dans ma famille, je ne me suis jamais sentie pleinement soutenue, du moins pas de la manière dont j’en avais besoin.
Résultat ? L’énergie s’est accumulée, doucement, jusqu’à se coincer là où personne ne regarde : mes artères.

 

Mais la vraie question, c’est, pourquoi ça se manifeste seulement maintenant, à presque 55 ans ?
Parce que l’énergie, même coincée, trouve toujours un moyen de circuler. Et parfois, c’est une accumulation de tensions passées ET présentes qui finit par faire éclater la soupape. Le corps, ce malin, a attendu que je sois prête à l’entendre.

Cette révélation tardive est un cadeau. Un signal que je peux encore choisir autrement, que je peux encore libérer ce qui est coincé. Et que ce n’est jamais trop tard pour reprendre le contrôle de sa vie… et de sa tension.
Alors oui, parfois, je râle contre ce brassard, contre ce médicament. Mais je souris aussi, parce que je sais qu’au fond, je suis en train de dénouer une histoire bien plus grande que moi.

Je ne promets pas de faire baisser les chiffres sur ta tension. Mais je sais que le corps n’a pas fini de te parler. Et je suis là pour t’aider à traduire ce qu’il essaie de dire, sans jugement, avec douceur.

Le cœur bat comme un tambour intérieur : il réclame parfois qu’on ralentisse la danse.

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